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Le Potager Extraordinaire fait fleurir le monde

Et le monde fleurit dans les jardins du Potager Extraordinaire !

Turquie, Corée, Chine… Toute l’année, le jardin mothais est sollicité par des homologues à travers le monde pour échanger des graines.

potager extraordinaire

L’histoire

Le courrier est daté du 4 avril. Sa provenance : le Japon. Hiroshima plus exactement.

Chez le destinataire, au Potager extraordinaire, l’ouverture est sans surprise, mais toujours un tantinet précieuse. Aujourd’hui, elle émane d’un jardin botanique japonais.

C’est une commande pour des graines d’une plante rare : l’agastache mexicana, une belle plante de plus d’un mètre aux longs épis bleus.

« C’est fréquent, toute l’année nous avons ce genre de commande. Le Potager extraordinaire contient une réserve de graines rares et très recherchées », confie Baptiste Pierre, le botaniste du site horticole mothais. Pas de gros problèmes pour la langue, les plantes ont leur jargon universel : le latin.

Des échanges réglementés

Ces lettres de l’étranger aux parfums des tropiques, il en arrive près d’une centaine chaque année au Potager extraordinaire. « De Turquie, de Corée, de Chine, d’Argentine, du Mexique. On en a toute une collection », révèle Florence Masson, animatrice du Potager, en montrant une caisse entière d’enveloppes flanquées de leurs timbres colorés. La commune des Achards prendrait-elle le titre du carrefour des échanges des graines rares ?

Possible, en effet, si l’on en juge le volume des transactions. « L’an dernier, j’ai envoyé plus d’un millier de sachets de graines, annonce Baptiste Pierre. J‘ai compté 26 pays avec lesquels nous avons des contacts, et parfois ceux-ci possèdent plusieurs jardins botaniques ! »

Mais ces opérations sont très réglementées. Tout le monde ne peut pas avoir accès aux graines des jardins botaniques et surtout pas dans n’importe quelle condition. Une convention les encadre. « C’est la convention de Rio de Janeiro qui exclut tout échange à but commercial », relève le botaniste, lisant l’article principal: « Le matériel végétal est utilisé pour l’intérêt commun dans les domaines de la recherche de la conservation de l’éducation et de l’essor des jardins botaniques. »

Cet article est issu de l’article Ouest France publié le 29/04/2018. 

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